J1 : Tokyo

Je disais hier que notre chambre tokyoïte était toute petite, mais la vue vaut le coup d’œil, enfin une fois qu’on fait abstraction du mur qui en bouche un gros tiers :

DSCF7131

Premier petit déjeuner japonais à base de natto/maquereaux/riz : je m’étais fixé comme défi d’en prendre, à chaque fois qu’il y en avait au buffet. Fis du suspense, sachez que j’ai tenu bon jusqu’au bout. Mais au fait c’est quoi, un petit déjeuner nippon ? D’abord, il y a du riz. Ok tout le monde s’en doutait mais au cas où… Un bol de soupe, des condiments (en gros, nos cornichons) avec si vous avez de la chance du daikon ou si vous en avez moins de la prune japonaise ume. Pour faire bonne figure, on prendra soin d’ajouter du poisson (en sauce comme des maquereaux ou un peu grillés comme du saumon ou similaire).

Il y a aussi un œuf cru, qu’il convient de touiller et après on se demande bien ce qu’on en fait. Il parait qu’il faut le verser sur le riz mais je croyais qu’il était interdit de verser du liquide sur le riz blanc  sous peine de malédiction sur 12 générations. Personnellement, à la place, j’ajoute le fameux natto (haricots  de sojas fermentés dont les émanations filandreuses font passer la fondue savoyarde pour une aimable plaisanterie ne serait-ce que parce que pour cette dernière vous n’avez pas de baguetteà gérer). Le natto est, selon moi, l’équivalent local de notre huile de foie de morue. On mange tout ça avec quelques algues et une omelette japonaise (sorte de mille-feuille d’œufs brouillés et pas du tout baveuse). Après ça, si on a encore faim, les hôtels proposent souvent un autre buffet plus continental qui permet de la jouer sucrée. Ceci dit, mes observations statistiques me font penser que le schéma traditionnel tombe petit-à-petit en désuétude, les japonais semblant bien aimer les toasts confiture.

Étant à côté d’Ueno, nous commençons fort logiquement par la visite du parc, qui accueille une exposition de bonsaïs. Et pas mal de monde.

DSCF7133

DSCF7136

 

DSCF7154

Un calligraphe en technique mixte parapluie/eau sur bitume devant l’entrée du zoo.

DSCF7141

Nous rejoignons à pied le jardin Korakuen – tout près du Tokyo Domu, le POPB local -en beaucoup plus grand j’imagine et qui accueille concerts et matchs de baseball- où les guides volontaires veulent absolument nous renseigner  (mais ils sont très gentils). C’est la deuxième fois que je visite ce jardin, c’est toujours aussi joli et il y a toujours les psychopathes qui photographient une tortue de Floride (ou des canards) au 600 mm (et peut être même 800).

DSCF7164

DSCF7179

DSCF7185

Nous nous orientons ensuite plein sud et traversons le jardin impérial et ses murailles de roches cyclopéennes qui obéissent à des lois géométriques inconnues sur cette planète et… Ah non, je m’égare mais cela fait quand même de gros cailloux. Seule une partie de la vaste étendue du palais reste accessible au public, mais ce qui étonne surtout c’est que le reste a été préservé des promoteurs. Si vous vouliez avoir une preuve de l’étendue des pouvoirs de l’empereur, en voilà une.

DSCF7197

Les autochtones rejouent le déjeuner sur l’herbe (si si on a vraiment le droit de marcher sur la pelouse). Il fait vraiment beau, je suis bras nus tandis que quelques kimonos fleurissent ça et là. C’est d’ailleurs, un peu ma surprise du séjour, le nombre de japonaises en tenues traditionnelles m’a semblé beaucoup plus important que les dernières fois, la température moins élevée y aidant certainement.

DSCF7194

On déjeune un peu plus tard sur le pouce, en pleine rue, pas bien certains d’avoir le droit de faire ça, mais bon. Nous passons par Nihonbashi, le pont monument historique surplombé par une autoroute 2 fois 4 voies…

DSCF7213

Visite très rapide d’Akihabara, qui a encore un peu perdu de son charme : moins de jeux, plus de PC, de « hobby » et d’électronique, beaucoup de monde, à vrai dire en cette fin de samedi après-midi, ce n’est guère étonnant mais ça grouille.

On termine notre grand tour de cette partie est de la capitale par Asakusa (de nuit) : le temple est déjà fermé mais cela ne décourage pas les fidèles qui font la queue pour prier en versant l’obole de rigueur. Les japonais ne semblent pas très croyants ou pratiquants, plutôt superstitieux ou voulant respecter les traditions. Pour nous y rendre, nous passons par Kappabashi-Dori : longue avenue spécialisée dans les ustensiles de cuisine, couteaux, bols, couverts, etc…La nouvelle tour Skytree se profile à l’horizon.

DSCF7241

DSCF7250

DSCF7251

Nous dinons juste entre le parc d’Ueno et la gare JR : vraiment copieux pour 30 euros avec les boissons ! Cette première journée se termine par l’achat de l’obligatoire Yoshi chez Yamashiroya. Orange cette fois.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s