L’homme qui rit à la maison de Victor Hugo

 

Le roman de Victor Hugo, L’homme qui rit est l’objet d’une exposition place des Vosges. Autant le dire tout de suite, mieux vaut avoir lu le bouquin, ou à défaut le résumé proposé à l’entrée de l’exposition, car sinon on se demande vraiment ce qui se passe.

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On commence par une première petite salle qui évoque la première parution, en 1869, de cette œuvre, accompagnée par des dessins – splendides – de l’auteur. Comme souvent chez Hugo, c’est très sombre, cela suggère plus que cela ne montre mais c’est impressionnant de maitrise.

Ecce Lex, Victor Hugo, 1854

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Le très sombre Phare des Casquets qui évoque plus le naufrage que la lumière salvatrice des marins :

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Le très steampunk phare d’Eddystone : image

Le roman paru en feuilleton sera un semi-échec commercial mais connaître dès 1875, les premières éditions illustrées.  Le plus prolifique des dessinateurs sera Georges-Antoine Rochegrosse dont on peut admirer nombre de production, mention spéciale, à une huile sur toile “Le Naufrage”.

Passée cette seconde salle, l’exposition ne se consacre plus qu’aux adaptations du roman. Il connaîtra en effet dès le début du XXème siècle, une seconde jeunesse, au travers du théâtre, de la bd et du cinéma.

Sur scène, costumes, masques et quelques photos montrent les plus ou moins libres transcriptions qui ont été réalisées. La salle BD consacre 90 % de ses murs à la version de 1992 (Morvan/Delestret) dont l’esthétique très toons et les couleurs flashy concordent assez mal avec ce qui a été présenté dans la première salle. Bien sûr, il y a aussi Batman dont le Joker est l’inversion du héros de l’homme qui rit mais comme DC Comics, accrochée à son image comme la misère sur le pauvre monde, ne veut pas qu’on parle de sa production en exposition, vous n’en verrez pas grand chose. La dernière pièce évoque le cinéma avec des versions très libres comme “The man with the golden mask” qui transpose le roman à la Renaissance avec opération chirurgicales esthétiques.

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Bilan très très mitigé pour cette exposition. Cela commence très bien avant de partir dans une direction inattendue (les adaptations). Au sortir de tout cela, a-t-on envie de lire le livre ? Pas franchement. A-t-on appris des choses ? Non plus. Il aurait été à mon sens plus utile de chercher à décoder l’œuvre et en interpréter toute la force symbolique (on se surprend à penser à “Ainsi parler Zarathoustra” devant le résumé de l’œuvre et ses multiples rencontres). Qu’a-voulu montrer Hugo ? Pourquoi, sous le titre l’Aristocratie, l’avoir mentionné comme le premier tome d’une trilogie ? Pourquoi le titre de l’exposition (l’âme a-t-elle un visage) ?

Ma note (pour la signification c’est ici):

notation-blog-neutre

 

 

Site officiel :http://maisonsvictorhugo.paris.fr/fr/expositions/lame-t-elle-un-visage

Durée : 30 minutes

Tarif : 7 euros (un peu trop cher quand même, mais c’est gratuit avec la carte Paris Musées)

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