La Picardie à Paris, Musée de la vie Romantique

Petit dépôt du musée de Picardie d’Amiens à la Vie Romantique. 30 œuvres dont des études de Delacroix et David qui présentent un intérêt plus historique qu’esthétique, et un coup de cœur sur Eugène Louis Gabriel Isabey. Fils de son peintre de père qui fait penser à un Friedrich avec un touche impressionniste. On retrouve ainsi la tendance au sublime -défini comme la conscience de la petitesse de l’homme devant les spectacles de la Nature- vaisseaux échouées, nuées sombres et petits personnages écrasés par l’océan et les cieux.

 Eugène Isabey, Vaisseaux échoués

Eugène Isabey, Vaisseaux échoués

Mont Saint-Michel

Eugène Isabey , Mont Saint-Michel

La belle bibliothèque en bois, où siègent des des volumes de Michelet, Loti et Goethe, accueille aussi quelques dessins : “paysages des environs de Rome” de Eugène Ferdinand Buttura et “vue de Nemi” de Jacques Ryamond Brascassat.

L’expo étant courte (et gratuite), profitez de cet investissement pour la prolonger dans les collections permanentes. Le bâtiment à un charme suranné avec ses vitraux, son parquet qui grince, et son entêtante odeur d’encaustique. Vous pourrez voir des aquarelles-dendrites de Georges Sand. Une technique qui reprend le même principe que les tâches de Rorschach : on étale de l’aquarelle sur une feuille et on presse avec un second feuillet. Les formes qui émergent ainsi peuvent ensuite être retravaillées à loisir.

Georges Sand, Aquarelle Dendrite

Georges Sand, Aquarelle Dendrite

A l’étage ne manquez pas le sombre « Leonore les morts vont vite » d’Ary Scheffer (ancien propriétaire des lieux).

"Leonore les morts vont vite" d'Ary Scheffer

Lors de ma visite, un rayon de soleil, rendu changeant par les feuillages, illuminait le visage de le princesse Louise d’Orléans Ce n’est peut être pas l’idéal en terme de conservation mais on se surprend à regarder différement l’oeuvre, comme si elle acquérait une vie propre – on pense à ces peintures rupestres qui étaient réalisées, peintes et regardées à la flamme nue de lampes rudimentaires. Et si tous ces éclairages neutres, spécialement conçus (et qu’on imagine fort couteux) de nos musées nous privaient du supplément d’âmes des oeuvres ?

Ary Scheffer, La Princesse Louise d'Orléans

Ary Scheffer, La Princesse Louise d’Orléans

Durée : 15 minutes pour l’exposition temporaire, 30 minutes pour la permanente

Tarif : gratuit

Site officiel : http://www.paris.fr/pratique/musees-expos/musee-de-la-vie-romantique/hors-des-reserves-le-musee-de-la-vie-romantique-accueille-le-musee-de-picardie/rub_5851_actu_140694_port_24533

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