un week-end bien chargé

imagePour une fois, un billet pour 3 sujets, parce que la flemme : un concert, des fêtes galantes (et même érotiques parfois mais restons calmes), et une exposition très discrète au musée Cernuschi.

 

 

 

Ma première fois à la salle Pleyel, grâce à des amis qui nous ont cédé leurs places pour cause d’empêchement : premier bon point, on est bien assis et on a de la place pour les genoux (si si c’est appréciable). Au menu, Gershwin (Concerto en fa) et Dvorak (“Nouveau Monde”, ouf la seule que je connaissais un peu). Je ne suis pas spécialiste mais ce fut l’occasion d’un très bon moment avec une préférence pour Dvorak : j’avoue j’ai un faible quand ça envoie du bois, c’est mon côté métalleux qui ressort, la puissance de feu c’est important en musique. D’ailleurs, je ne suis pas le seul puisque je viens de voir que la symphonie avait été fortement inspirée des morceaux de Rhapsody of Fire, Therion, Epica, Blind Guardian. Preuve, s’il en était besoin, que je ne me renouvelle pas franchement musicalement parlant.

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Comme nous étions dans le quartier (et accessoirement qu’il n’y avait pas de queue), nous en avons profité pour faire l’exposition “De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes”. La fête galante est un vraie genre pictural, inventé par Watteau en modernisant la “pastorale” : il en écrit les codes qui seront abondamment repris (voire copiés) par les successeur. Watteau qui vécut un peu en dehors du monde académique, sans atelier, et presque sans élèves, produisit directement pour “le marché de l’art” sans travail de commandes, il faut dire qu’il connut très vite le succès.

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Préparez-vous donc à voir des tableaux avec des jeunes gens, plus ou moins vêtus (plutôt que plus que moins cela dit), dans des paysages verdoyants oscillant entre onirisme avec antiques pour Watteau et réalisme pour Pesne, Lancret s’adonnant à des activités plus ou moins licites. Cela dit ça reste très sage.

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Jean-Baptiste PATER, Baigneuses dans un parc

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LAJOUE Jacques de, La Terrasse ou Le pavillon de marbre au bout d’un canal

L’exposition donne à voir l’évolution du genre et l’arrivée de nouveaux thèmes : la ballerine – avec les stars de l’époque comme La Camargo, Sallé, Cochois-, le jeu (colin maillard, la main chaude), la bergère (et ses brebis qui ont un regard tellement intelligent qu’on se dit qu’on est vraiment pas dans le réalisme).

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Le Prince, la précaution inutile

Mention spéciale aux dessins de Watteau qui sont sans doute ce que j’ai préféré dans toute l’exposition.

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Au chapitre des regrets, l’exposition est vraiment très chère (12 euros) et surtout on aurait aimé voir les 2 versions de l’embarquement pour Cythère de Watteau qui font pourtant l’objet d’une très intéressante vidéo en préambule de l’exposition.

 

le lendemain, changement de registre avec “Objectif Vietnam” au musée Cernuschi : les photographies de l’Ecole Française d’Extrême-Orient (EFEO).

Non partez pas, c’est vraiment bien même si le titre n’est pas forcément engageant et que l’expo ne semble pas être sous le feu des projecteurs (elle semble même être planquée dans le petit recoin sombre, là, où jamais ne parvient la lueur de l’astre du jour).

Déjà, on apprend que l’EFEO a existé. Et qu’elle existe toujours. Je ne vais pas vous faire l’historique détaillé, l’occasion est ici de montrer une partie de la photothèque, qu’on imagine immense, de l’école qui a beaucoup œuvré au Vietnam au début du XXème siècle. Ses missions : inventorier, documenter, restaurer les patrimoines archéologique, ethnologique et philologique de la région.

Des très jolis tirages et quelques aquarelles nous donnent accès aux réalisations des hommes (désolé mesdames) de l’EFEO. Des architectes comme Parmentier, se muent en archéologue pour restaurer les tours en brique des  les sites Cham, des vocations de photographes émergent pour montrer ses temples phagocytés par la végétation, certains imitent même Tintin en scaphandre pour explorer des trésors sous-marins à Sam Son.

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Mais le présent n’est pas non plus oublié avec des photos de la vie quotidienne – des marchés, les maisons communales – , des fêtes et processions, la fonte d’un Bouddha de 4 m de haut avec déplacement réalisé par l’armée française.

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Des aquarelles réalisées par René Mercier, toutes en nuances de verts, rouges et gris, complètent les photographies N&B.

On termine, cette trop courte exposition, par des photos d’examens mandarinaux avec coup de cœur du Jury pour une photo d’un vieil homme de belle prestance qui semble nous regarder à travers l’objectif et les années.

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Donc, j’ai adoré, là encore c’est peut être un peu cher mais, malgré un sujet un peu abscons à première vue, quand même un grand plaisir à voir tant de photos qui ont une âme (et une très belle mise en couleur des murs comme souvent à Cernuschi).

 

Ah si et avec tout ça j’ai quand même rempli mon devoir et exercé mon droit de citoyen pour lesquels mes aïeux ont combattu (enfin probablement) encore que j’imagine que s’ils avaient su, ils n’auraient sans doute pas luttés pour ça, enfin bref. Coïncidence ou pas, je suis en train d’écouter la reprise d’Antisocial par Anthrax…

 

 

Sites officiels, tarifs, durée

http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/evenements/watteau-fragonard-fetes-galantes , 12 euros, 45 minutes

http://www.cernuschi.paris.fr/fr/expositions/objectif-vietnam, 8 euros, 45 minutes.

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