Une expo en kit : le suédois Carl Larsson au Petit Palais

 

2014-03-15 12.00.48Ou quand un seul artiste devient l’icone et l’iconographe de sa terre natale.

Alors oui mon titre est facile, mais j’ai de quoi l’argumenter : l’exposition montre vraiment des œuvres de styles très différents , à tel point qu’on se demande si c’est vraiment un seul et même artiste qui est accroché aux cimaises. Et parmi toutes ces pièces, certaines sont des morceaux de choix (le début) et d’autres moins.

Donc oui je n’ai pas tout aimé même Larsson dessine comme un dieu et montre une technique de l’aquarelle assez incroyable.

Commençons par le début : Carl, issu d’une famille pauvre, est vite repérée pour ses talents de dessinateurs. Il fait les beaux-arts, vit de ses caricatures et débarque en France en 1877 à 24 ans. Il y connait la vie de bohème.

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Il rejoint la vallée du Loing, qui à l’époque se trouve être “THE place to be” quand on est peintre ; surtout si on est scandinave ou anglophone puisqu’une colonie de tels individus y est implantée.

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Après des aller-retours, France-Suède, il devient dans les années 90, un peintre reconnu dans sa terre natale où il reçoit des commandes officielles, dont l’escalier d’honneur du Musée National et “Le sacrifice du solstice d’hiver”, dont on vous parle dans l’exposition sans le montrer :

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Il s’installe dans la campagne au nord de la Capitale et va nous peindre, non de grands paysages crépusculaires et romantiques de lacs sous des ciels d’orages, mais des intérieurs, de son intérieur : il est fasciné par le décor de son quotidien, et dépeint son intimité avec un dessin à la précision chirurgicale coloré à l’aquarelle. J’avoue ne pas adhérer et avoir eu l’impression de tourner les pages d’un magazine de déco : les notices indiquent une influence du japonisme, je ne suis pas assez spécialiste pour me prononcer, mais je peux dire que cela a inspiré des fabricants de meubles. Et même un peu plus car son œuvre a été profondément assimilée par la culture suédoise.

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Tout cela donne une imagerie belle, irréprochable mais assez naïve et il faut le dire un peu datée. On a même souvent l’impression, les cadrages retenus aidant, de photographies tant le rendu est parfait. Cela dit, si vous avez encadré et accroché votre dernier catalogue Ikea, vous y trouverez votre compte. J’exagère. Un peu. Oui bon, beaucoup.

Allez même, je le pardonne (je suis vraiment trop gentil) car il était fou de bouleaux “la plus belle chose qui soit” (ça tombe bien, il y en a plein là-bas), qu’il représente magnifiquement même si des nus leur volent la vedette dans l’espace de la toile.

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En conclusion, sentiment mitigé, une œuvre bicéphale avec une transition très tranchée dont il vous appartiendra de recoller les morceaux.

 

 

Site officiel : http://www.petitpalais.paris.fr/fr/expositions/carl-larsson-1853-1919-limagier-de-la-suede

Tarif : 8 euros

Durée : 45 minutes

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