Capitole Reefeefee *

Trois jours complets passés dans ce parc (et ce avec quelques péripéties techniques indépendantes de notre volonté).

En quelques lignes, notre programme commençant sous un train et un vent d’enfer :

J1 :  visite de la Cathedral Valley, temple of the sun et temple of the moon.

De la piste, de la piste et un peu de piste. Pas de difficulté pour passer la rivière, il n’y avait que 15 cm d’eau. La Cathedral Valley est comme son nom l’indique une vallée et avec ça vous êtes bien avancés. Mais comme il y a plein de falaises et de monolithes aux parois érodés en tuyaux d’orgues, ils l’ont appelé Cathédrale. Pas bête. L’intégralité de la vallé se parcourt via une piste de moyenne qualité (il faut compter la journée avec les marches), qui donne accès à une palanquée d’overlook et quelques curiosités : gypsum sinkhole, dikes volcaniques, etc…

Temple of the sun, vu d’en haut, avec temple of the moon qu’on devine derrière la falaise :

Les Monolithes :

Les collines bigarrées qui jalonnent Cathedral Valley :

J2 : suite de petites randos

Un peu moins de vent, c’est déjà ça : chimney rock trail, Hickman natural bridge et overlook, golden throne.

La dernière est plutôt facultative, la montée est jolie mais le golden throne est anecdotique.

La première en revanche est très sympathique surtout avec la lumière du matin (mais pas la pein d’y aller à l’aurore quand même).

La deuxième permet d’accéder à une arche assez grande mais un peu brut de décoffrage.

J3 : sa silhouette nous dominait depuis notre arrivée, nous avons décidé de le gravir, le Mount Helen

après avoir réglé le problème du pneu, la voiture nous annonce qu’il est plus que temps de faire une vidange…

Montée au col dont j’ai oublié le nom (probablement Bull Creek pass) sur une piste assez dure à travers les bouleaux (j’adore les bouleaux), en croisant parfois des campgrounds superbement aménagés. Nous faisons une petite randonnée au sommet, elle est rendue un peu difficile par l’altitude relativement élevée (3500 m).

Nous redescendons ensuite dans la waterpocket fold, serpentant dans des paysages de western avant de tomber raplapla. Nous sommes secourus pas un F150 Ranch Unlimited Edition Power Max conduit par… euh disons Bob.. qui en plus d’être là (entendre là tout de suite maintenant quand il faut) a des patches pour pneus et un compresseur.

Nous repartons 30 minutes plus tard, essayant de ralier Boulder avec 5 miles de piste restant et 25 miles de route. Nous passons la ville et montons plein nord pour Torrey, certains que le plus dur est derrière nous. La montagne est verdoyante couverte de bosquets de bouleaux qui prennent de merveilleuses teintes orangées avec le soir (notez bien cette discrète indication temporelle savamment introduite). Les daims gazouillent (si si) et gambadent (aussi) dans les prés. Entourés de tant de beauté nous faisons un petit arrêt photo qui dégénère vite, le patch de notre pneu ayant lâché.

Sur une aire, nous faisons un arrêt pour mettre la roue de secours, et là c’est le drame. Pas moyen de la récupérer même en suivant la notice, nous serons aidés par 5 allemands (qui taillent la route pendant 6 mois dans un combi ford), et par 4 retraités très actifs qui vivent de manière saisonnière en haut de la montagne. Bien sûr la nuit tombe (rappelez vous l’indication temporelle), et le thermomètre la suit de près dans sa chute. Et là haut, pas de réseau GSM, pas de téléphone, du lourd quoi, surtout qu’on ne voit plus rien. Finalement, ces 4 pétillants susdits, nous prennent en auto-stop jusqu’au au motel situé à 40 miles de là, qu’ils en soient remerciés. To be continued…

Au niveau repas, en revanche c’est pas forcément très varié : on conseillera plutôt le Rim Rock Resort (qui en plus d’une excellente cuisine, à une superbe vue) au Diablo (celui dont tout le monde parle mais bof).

Que retenir de ce parc ?

S’il n’est pas si fréquenté que ça, c’est parce qu’il est un peu loin de tout, mais aussi qu’il ne présente pas forcément autant d’attraits que ces cousins. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, c’est beau et grandiose et ce qu’on veut, mais ce n’est pas aussi marquant que les cheminés de Bryce ou la majesté du Grand Canyon. Finalement, c’est peut être une note en vert et bleu qu’il faut garder en mémoire, avec le petit paradis créé par le passage de la Fremont River à travers roches rouges. Petit coin de verdure et de fraîcheur, perdu dans des contrées quand même bien arides, et qui a été fort tôt colonisé, comme en témoignent les pétroglyphes indiennes (ci-dessous) : les mormons sont venus (un peu) après. Le Mount Helen, tout proche à vol de de corbeau, ne fait pas partie du parc mais on l’en excuse, tant la vue est belle et les bouleaux abondants (j’adore les bouleaux).

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