Molto casse-gueule

« tu m’étonnes qu’avec des chemins comme ça, il y ait des panneaux avec des gens morts partout »
Pascal, in Pensées

Il est question de frontières.

Hier d’abord, la frontière franco-italienne se matérialisait plus dans les cieux qu’au sol : aux nuages, parfois menaçants, côté français succédait, sans transition aucune, un grand ciel bleu sur le versant Italien, exactement à la ligne de séparation entre les deux pays.

La route ensuite jusqu’à Antronapiana se déroule sans anicroche, et nous trouvons même par nous-mêmes le chalet qui va nous héberger.

_MG_7363

Un gîte italien, c’est comme un gîte français mais sans four, grille-pain mais avec cafetière italienne (oui celles où il faut bien être 3 ingénieurs pour savoir comment ça marche). Au final, on a perdu une chambre et 2 salles de bains mais gagné une grande télé, ce qui n’est pas un luxe pour Mario kart.

La frontière aujourd’hui sera italo-suisse puisque notre rando de la journée (1000 m de dénivellé positif) va nous conduire à la ligne de partage des eaux avec la Suisse (en plus de nous conduire à une mort quasi certaine, mais on ne le sait pas encore).

Départ à 10h d’Antronapiana, nous croisons quelques vieilles endimanchées (oui c’est normal c’est dimanche, me direz-vous) qui vont assister à la messe en costume traditionnel (enfin j’imagine qu’il est traditionnel) à base de sabots, robes sombres, dentelles, très carte postale quoi. Petite montée en véhicule vers le départ de la rando, le hameau de Cheggio : on comprend rapidement la prolifération de fiat panda, particulièrement bien adaptée aux routes locales (ce n’est vraiment pas large). On comprend aussi très vite qu’il peut être très intéressant d’adopter vite fait la coutume locale de klaxonner dans tous les virages (ce qui explique aussi les panneaux interdisant l’usage de l’avertisseur sonore à chaque entrée de village).

_MG_7295 La retenue d’eau à Cheggio (le lac des Chevaux)

Ensuite départ pédestre depuis le barrage de Cheggio pour la rando indiquée en vert et jaune sur le schéma suivant.

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Bref pour en venir au fait, les chemins de randonnée italien sont, au mieux, étroits, le plus souvent surplombent d’une hauteur quelque peu inquiétante des ruisseaux et jouent à cache-cache avec les randonneurs. On a vite envie de maudire l’équivalent local de la FFRP.

Arrivée au refuge d’Andollaj, nous constatons bien vite les divergences entre leurs cartes et la notre qui nous indique moults chemins qui n’existent que dans l’imagination torturée de cartographes sous amphétamines (en vert donc sur la carte précédente).

la vue du fond de la vallée (celle où on n’aurait pas dû aller) _MG_7322

Oui c’est casse gueule mais on parvient quand même au col d’Andolla qui sépare la Suisse de l’Italie et c’est joli.

_MG_7339 à gauche la Suisse à droite l’Italie

La descente est tout aussi limite surtout quand la cheville a déjà bien souffert à la montée.

_MG_7351

Pour nous récompenser de notre prouesse, dîner à la pizzeria d’Antronapiana. Et peut être demain du bateau qui va vite sur le lac majeur ? (je m’emballe peut être car j’ai l’impression que je suis le seul motivé sur le coup)

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