J14 : journée de m……(*)

 

Déjà, pour une randonnée en montagne, être à 9h30 au pied du téléphérique, ça fait pas sérieux, surtout quand on estime (au pif et sans carte) la durée de la rando à 6 heures.

Une fois le dit téléphérique pris (ainsi que le télésiège qui le suit), nous sommes à pied d’oeuvre à 10 h 15 pour 45 minutes de montée assez raide (450 m de dénivelés en 1700m) mais bien aménagée. Objectif : le mont Kurodake qui culmine à 1984 m (moi aussi je trouve ça louche).

IMG_0475 Dans le télésiège, les grands touchent parfois terre…

 

Nous croisons de nombreux touristes japonais qui sont déjà à la redescente. En montagne on croise 2 types de touristes locaux :

  • les smarts : qui sont habillés très classe, en chaussures de ville avec pantalons de toiles et chemises et qui parviennent à garder tout cela propre malgré la boue (c’est un mystère pour moi).
  • les warriors qui sont équipés de la tête au pied pour attaquer l’Everest : GTX 3 couches, pantalon du même acabit et guêtres, chaussures coquées de haute montagne, et bâtons de marche. Je passe sur les moufles, bonnets, écharpes. Je pense que dans le sac on trouve aussi des crampons.

Entre ces 2 extrêmes, il n’y a rien..et dans la plupart des cas, les 2 vont aux mêmes endroits…

Bon donc, nous arrivons au sommet et c’est beau. Mais c’est aussi très venteux…d’ailleurs, autant tuer le suspense tout de suite, le vent ne vas pas nous quitter de la journée.

  IMG_0479
IMG_0482  

Nous continuons sur 800 m pour atteindre un refuge où nous trouvons enfin la carte de la randon (toi aussi ami lecteur prend ton chapeau vert, retourne-toi, sifflote et lève les bras bien haut en souriant).

Maintenant on a les timings et c’est short pour la faire à la Van Helsing (cad arriver avant le coucher du soleil). Donc, on y va la fleur au fusil et c’est là que les problèmes commencent. Enfin quand je dis les problèmes, je veux parler des mes problèmes : au bout de 500 m, je me vautre et me déboîte un peu le dos, c’est la galère…C’est pas grave, je continue et paf revautrage, mal…bon je passe y’en a eu 6 (oui j’étais pas bien) (**) . Bon donc la rando : vu qu’il y avait plein de vent, on a pris le chemin des crêtes (pas con ça, tout le monde sait bien que sur les crêtes il n’y a jamais de vent). L’avantage c’est que c’était plus court : l’inconvénient, bah, c’est tout le reste. Entre 2 bourrasques, nous avons eu le temps d’apercevoir de jolis paysages, de monter (plusieurs fois), de descendre (plusieurs fois aussi), de traverser des rivières, de faire une belle descente parmi les cheminées de soufre et de croiser un australien (enfin un anglo-saxon) qui n’avait qu’une petite polaire, un bonnet et qui en savait encore moins que nous sur sa destination (ce qui n’est pas loin d’être un exploit), à part ça, il trouvait que c’était un « peu windy » (tu parles) et qu’on allait rencontrer une montée un peu raide (une horreur).

IMG_0485  
  IMG_0490
IMG_0494  
  IMG_0499

   

La descente se fait via un téléphérique vers Asahidake où nous attend une auberge de jeunesse de grande classe (ils avaient même une tireuse) mais un peu chère aussi (en fait plus chère que nos hôtels précédents).

IMG_0514  
Le coucher de soleil vu depuis la tour de l’auberge. IMG_0508

 

 

 

Quelques détails sur la ballade :

Ami lecteur, si tu ne prévois pas de faire la rando Sounkyo > Asahidake et retour, tu peux passer ce paragraphe pour découvrir à quoi correspondent les astérisques que j’ai placées dans le texte.

Tarifs et horaires téléphériques et télésièges de Sounkyo Les mêmes pour Asahidake
IMG_0607 IMG_0608

Le télésiège de Sounkyo permet d’éviter une marche de 20 minutes à la descente (30 à la montée). Personnellement, on a pris les téléphériques à chaque fois et le télésiège à la montée (vu qu’on était à la bourre).

Le schéma du périple avec les durées (très approximatives) :

IMG_0513

Une fois en haut, plusieurs chemins s’offrent à vous : prévoir entre 3h et 4h suivant votre choix.

La seule carte que nous avions à l’origine :

IMG_0472

Sounkyo est en haut à droit, Asahidake est en bas à gauche. Le chemin que nous avons pris à l’aller est celui au sud entre les 2 refuges (petites maisons rouges)

 

 

 

 

 

 

(*) : ami lecteur, sauras-tu découvrir le mot caché du titre ? Un indice, ce n’est ni mérou ni merlan.

(**) : je dois avouer que j’étais tellement mort de honte à l’idée de décrire un éventuel abandon que j’ai continué.

Publicités
Cette entrée a été publiée dans japon. Bookmarquez ce permalien.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s