J10 : histoires d’eau

Aïe ce matin, nous avons loupé le réveil, départ 9 h. Nous devons en plus ravitailler l’avensis : je m’arrête à la station. 2 japonais arrivent en courant (en fait se jettent sur moi) pour tout prendre en charge le plein mais aussi les vitres, même pas besoin de descendre de la voiture.

Déjà les nuages se sont déployés en ordre de bataille.

Faisant fi de ce sombre présage, nous nous dirigeons vers la cascade de Furepe : située à quelques encablures du visitor center de la côté Ouest de la péninsule, elle est nichée au fond d’une petite crique et se jette donc directement dans la mer.

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Le vent repousse provisoirement les nuages et nous fait découvrir une étendue marine d’un beau bleu/vert.

Nous reprenons la route, direction l’autre visitor center pour une autre cascade, Kumagoe et un geyser. La cascade, haute d’une quinzaine de mètres, est en pleine montagne et débouche sur un marais où se reflète les bouleaux.

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Le geyser, en revanche, était en panne : il n’a plus éructé depuis le début de l’année et ne laisse entrevoir que quelques fumerolles comme des lambeaux de sa gloire passée.

Nous poursuivons alors vers l’est et arrivons à Rausu. Nous montons à l’école du village où est situé le point de départ d’un petit sentier permettant d’accéder à un panorama. Quand je dis nous montons, ce n’est pas une image, l’école est situé sur une colline afin de se prémunir des tsunamis (qui n’arrivent qu’en horaire scolaire bien sûr).

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Nous pique-niquons à côté d’un petit phare qui se trouve aussi être un point d’observation pour les baleines. Nous n’en apercevons aucune mais constatons que certains professeurs sont manifestement prêts à tout pour faire découvrir les merveilles de la nature à leurs étudiantes….

Une dernière avancée vers le nord-est nous emmène au bout du monde ; du moins au bout de la route. Nous n’en attendions rien de spécial mais avons été surpris.

Dans une rivière de 15-20 cm de profondeur, des dizaines de saumons tentent de remonter le courant en sautant parfois des chutes de plus de 60-80 centimètres. Magnifique spectable donc, beau et un peu triste à la fois de ces saumons qui jettent leur dernière force pour tenter de revoir les vertes prairies (ou les bleus lacs) qui les ont vu naître, tout cela pour perpétuer l’espèce. Heureusement que nous autres, nous n’avons pas ce genre ce vie, n’est-ce pas ? hein, n’est-ce pas ?

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Le temps se rafraîchit encore, aidé en cela par un vent à décorner les boeufs. Les portes étant manifestement trop basses au Japon, nous rentrons pour la nuit avec un blessé grave (*).

* : mais non il est pas mort !

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