J6 : sur la route (à gauche)

Aujourd’hui comme prévu, nous avons récupéré la voiture au Toyota Rent-a-car local. Enfin quand je dis comme prévu, je mens un peu : devant le volume de bagage à déplacer, nous étions un peu inquiets quant à la possibilité de tout stocker dans le coffre d’une prius. Quand nous avons vu arriver la voiture (par la prius mais une allion), nous avons demandé si, au cas où, par le plus grand des hasards, sans vouloir déranger, ils auraient pas plus grand : ils avaient et c’est tant mieux.

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Nous sommes donc les heureux loueurs d’une toyota Avensis, un gros break dont le coffre accueille les 4 valises et les 2 plus gros sacs à dos.

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Bizarrement, personne ne s’est battu pour prendre le premier quart… Comme j’avais payé, je m’y suis collé. Au Japon, pour ceux qui l’ignorent encore, on roule à gauche (d’où le titre) et c’est galère… Heureusement nous avons une boîte automatique mais j’avoue que je me mélange toujours les pinceaux entre la commande du clignotant (à gauche euh non à droite du volant enfin pas naturelle quoi) et les essuie-glaces. Pour le reste ça va à peu près, à part que l’on ne maîtrise pas totalement les subtilités du code local.

En tout cas, on roule pas vite, 80 sur autoroute, 40 en ville, 60 entre les 2.

   

Au niveau gadgets notre Toyota est fantastique, elle possède une caméra de recul qui matérialise la direction prise, plus besoin de regarder en arrière. Pas de connectique pour l’iPod, ça va être la loose au niveau musique.

Sinon le GPS est en VO (en japonais donc) ce qui nécessite une certaine adaptation avant de réussir à lui assigner un objectif.

A part récupérer la voiture, qu’a-t’on fait ? Ben de la route, environ 250 km, pas très vite en longeant la mer tout d’abord puis en prenant des petites routes.

3 caractéristiques majeures :

  • c’est très vert et la végétation est toujours luxuriante. Il faut dire que c’est humide, des gouttes de pluie percutent le pare-brise, et la route est détrempée.
  • Il y a des chevaux partout. Vu les races [et les hippodromes], ils sont élevés pour la course, hobby dont les japonais semblent friands.
  • les exploitations agricoles ont un petit air de Vermont, USA. Il faut dire que l’agriculture intensive a été développée au 19ème siècle dans Hokkaido sous les conseils d’agronomes américains. Du coup,on retrouve les formes typiques des granges et silos américains en pleine campagne nippone.
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Au niveau de la mer, rien à signaler : pas  de belle plage, quelques villages de pécheurs que même Thalassa n’a jamais dû visiter, la route, le chemin de fer et des brises-lames.

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Nous arrivons le soir à Obihiro : même constat que Tomakomai, la veille, la ville n’est pas terrible. Nous logeons cette fois à l’extérieur de la cité dans une auberge de jeunesse.

Nous y croisons un couple de jeunes français qui font le trajet en sens inverse et en transport en commun (ce qui est beaucoup plus dur, niveau logistique).

Petite pause on va dîner en ville (yeah Ohibiro by night !!)

Je reviens tout juste du bain commun à la japonaise, une chouette tradition que je vais m’empresser de vous raconter.

Bon donc, le bain à la japonaise, comment ça marche ?

  • d’abord on se désappe entièrement dans le vestibule. Toutes les affaires dans un petit panier en plastique, et on entre nu comme Adam (ou Eve ça dépend) dans la salle principale.
  • cette dernière contient plusieurs pommeaux de douche (1 par personne) et un bain.
  • On se douche et savonne abondamment de la tête au pied, plusieurs fois si nécessaires, faut que ça brille.
  • Une fois propre et rincé, on a le droit de rentrer dans le bain chaud. La baignoire est grande (2 à 3 personnes) jusqu’aux épaules et surtout très chaude… 
  • on ressort alors, on peut alors se rincer une nouvelle fois et on a enfin le droit de se sécher et rhabiller.

Conclusion : le bain prend du temps et le caractère commun facilite l’instauration éventuelle d’un lien social. Les bains, en tout cas ici, ne sont pas mixtes mais j’ai cru comprendre qu’historiquement c’était le cas : la séparation était une concession faite à la pudeur naturelle des occidentaux.

PS : désolé pas de photo des bains, bande d’esprits mal tournés !

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