J4 : de Edo àTokyo

Dimanche.

7 h du matin.

Une nuit courte, le décalage horaire n’ayant pas été totalement résorbé.

Une mission : trouver des places pour LE tournoi de sumo.

Un objectif secondaire : se débrouiller pour que les places en question ne nous ruinent pas.

Autant tuer le suspense, on a réussit.

Donc, sitôt levés, sous un ciel bleu azur (enfin  aussi azur que peut être le ciel d’une mégalopole peuplées de millions d’âmes) nous filons en Metro vers Ryogoku où sont situés le Kokugikan et l’Edo-Tokyo Museum.

IMG_0160 Là c’est moi dans le Metro à Ueno, de bon matin, il y a un peu moins de monde.

Le Kokugikan est le siège du tournoi de sumo de septembre : 15 j de combat entre hommes à demi-nus sur de la terre battue.

Il y a déjà du monde. En arrivant tôt nous pouvons avoir des places non réservées aux places les plus éloignées pour 2100 Y (18 euros env), ce qui est vraiment pas cher. Finalement la queue avance vite (peut être les spectateurs sont-ils motivés par le joueur de tambour perché sur sa tour de guet qui imprime un rythme lancinant à l’atmosphère, mais alors vraiment lancinant).

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La tour du tambour Les bannières des vainqueurs des tournois précédents.

On fois les précieux sésames récupérés, on va petit déjeuner : pas question de passer toute la journée à regarde les matchs de sumo, nous avons prévu de revenir en début d’après-midi pour voir les meilleurs lutteurs.

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Nous visitons donc le musée d’Edo-Tokyo. De l’extérieur, c’est une grosse tortue juchée sur ses 4 pattes.

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De l’intérieur, on découvre une immense salle reconstituant une partie du Nihonbashi (un pont célèbre), un bâtiment de l’ancienne Edo et un de Tokyo.

Alors Edo c’est l’ancien nom de Tokyo. la première partie de la visite (la plus intéressante, il me semble), présente au travers de nombreuses maquettes et objets quotidiens, la vie dans cette grande agglomération.

Différents aspects sont abordés, de l’organisation des quartiers, à l’estampage en passant par la gestion des incendies qui ont tendance à raser annuellement une bonne partie de la ville (tout est en bois…).

Un quartier typique. Les maisons qui donnent sur la rue sont des boutiques, les habitants logent dans les maisonnettes derrière, les commodités sont partagées.
Notez dans la rue principale, l’aqueduc qui dessert le quartier.
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IMG_0200  IMG_0201IMG_0202 Un exemple d’estampe. En bas de chaque photo, le bloc encreur en bois, au milieu le résultat de ce bloc seul, et en haut le résultat avec les blocs précédents.
Cette estampe est donc composée de 12 blocs.
Une reconstitution d’une librairie. IMG_0199
IMG_0208 Une maquette du nihonbashi et de la vie sur les berges.
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Un plan d’époque en papier et en 3D ! IMG_0205

Ensuite on passe à Tokyo, la ville moderne donc de l’époque Meiji avec l’ouverture vers l’occident aux années 1950 en passant par les raids aériens alliés de 1945 (là encore, la ville est rasée par les bombes incendiaires).

Le musée terminé et sous un soleil toujours présent, nous entrons dans le stade. Avant de prendre nos places, nous nous restaurons : certains prennent le Chanko qui serait le plat typique des sumos (mais j’ai un doute, j’en avais une autre version plus roborative il me semble), une sorte de ragout de plein de trucs (légumes et viandes) accompagnés de riz et d’un oeuf cru.

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Ensuite le grand moment et le premier match. Avant tout sachez que c’est moins chiant que l’on pourrait imaginer : les 2 premières heures ont passé très vite. Ok la 3ème m’a paru longue et j’ai craqué au 1/4 de la quatrième.

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A chaque combat les 2 combattants montent sur le dohyo (le ring) couvert de sable et délimité par des sacs de riz. Ils se saluent et s’engagent dans un combat de regards, ponctué d’assouplissements et de retour au coin pour aller chercher du sel. Ce dernier est jeté sur le dohyo, histoire de faire fuir les démons qui ne seraient pas encore morts d’ennui (non je rigole).

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Il y a une limite de temps à cette phase de guerre froide (4 minutes je crois). Ensuite au signal de l’arbitre, les 2 lutteurs se jettent l’un sur l’autre et 3 secondes plus tard tout est fini. Parfois cela dure près de 30 secondes. Les coups de poings et pieds ne sont pas permis, les coups avec le plat de la main si. La plupart du temps, les 2 lutteurs se neutralisent au corps à corps et essayent de se pousser en dehors du ring. Le premier qui sort (ou qui pose autre chose que le pied par terre) a perdu.

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Les combats s’enchaînent (sur un rythme 4 minutes d’intimidation/ 10 secondes de combat), parfois ponctués de cérémonies pour l’entrée d’une nouvelle catégorie de combattant.

 

Plus on avance dans la journée, plus le niveau des lutteurs monte (bien que cela ne se voit pas forcément facilement dans le combat) et plus le public afflue en masse, jusqu’aux 2 Yokozunas (les best of the best, les JCVD locaux), qui ont droit à un petit cérémonial perso.

IMG_0235 Le Yokozuna de l’ouest.

Au bout d’un moment, j’ai craqué donc et décidé de rentrer à pied à Ueno. L’occasion pour moi de rappeler ce que j’ai dit hier sur le bétonnage des cours d’eau, avec l’exemple de la Sumida.

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Sinon, voici un nouvel exemple du génie japonais appliqué aux WC IMG_0218
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